La Bataille Sur La Croix (Z.T. Fomum)

La Bataille Sur La Croix (Z.T. Fomum)
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Pour voir dans sa vraie perspective le combat sur la Croix, il serait important de voir comment le diable s’était élevé comme le rival et l’ennemi de Dieu. Ceci est important, car Celui qui allait le défier, le détrôner et reprendre de ses mains les royaumes de la terre devait agir d’une manière totalement opposée à celle par laquelle il séduisit le monde.

La Voie Du Diable Vers Une Souveraineté Illégale

La voie du diable vers une souveraineté illégale sur le monde fut

  1. l’orgueil,
  2. la volonté propre,
  3. la fausseté.

La Bible dit de lui :

“Tu mettais le sceau à la perfection, tu étais plein de sagesse, parfait en beauté. Tu étais en Eden, le jardin de Dieu, tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, de sardoine, de topaze, de diamant, de chrysolithe, d’onyx, de jaspe, de saphir, d’escarboucle, d’émeraude, et d’or. Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, préparés pour le jour où tu fus créé. Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes. Tu as été intègre dans tes voies depuis le jour où tu fus créé, jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi. Par la grandeur de ton commerce Tu as été rempli de violence, et tu as péché ; Je te précipite de la montagne de Dieu, et je te fais disparaître, chérubin protecteur, du milieu des pierres étincelantes. Ton coeur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse pour ton éclat.” (Ezéchiel 28 : 12-17).

“Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations ! Tu disais en ton coeur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, à l’extrémité du septentrion ; je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très-Haut. Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, dans les profondeurs de la fosse.” ( Esaïe 14 : 12-15)

Nous voyons dans les passages ci-dessus que le diable s’était établi lui-même à travers l’orgueil, l’arrogance, l’exaltation de lui-même, le désir d’être vu. Tout son caractère était plein de:

  • Je m’élèverai
  • J’établirai
  • Je ferai

Dieu dit : 

  • Ton coeur s’est élevé à cause de ta beauté
  • Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat.

Il était plein de lui-même. Il voulait la gloire pour lui-même. Son orgueil était basé sur sa beauté. Il avait oublié que tout ce qu’il était lui avait été accordé par un Autre.

Le diable établit aussi son royaume à travers la tromperie, la fausseté et les demi-vérités. La Bible dit qu’il est le père des mensonges. Il est le trompeur.

Il était anxieux d’établir sa propre volonté.

Il voulait l’indépendance vis à vis de Dieu.

Il voulait l’autonomie.

Il voulait établir son propre trône.

Il n’était pas prêt à se soumettre à la volonté de Dieu.

Il n’était pas prêt à travailler pour la gloire d’un Autre.

Ainsi, avec l’orgueil, la volonté propre et la fausseté, il établit son trône.

La Voie De Jésus Vers le Trône Légal

Si Jésus devait gagner et reprendre pour Dieu ce que le diable avait usurpé, alors Il devait manifester :

  1. l’humilité au même degré que le diable avait manifesté l’orgueil, et aller au-delà.
  2. un engagement à la volonté de Dieu au même degré que le diable avait manifesté son engagement à sa propre volonté et aller au-delà.
  3. la vérité au même degré que le diable avait manifesté la fausseté.

A propos de l’humilité du Seigneur Jésus, l’apôtre Paul dit : 

“... lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et après s’être trouvé dans la situation d’un homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.” (Philippiens 2: 6-8). 

Un certain nombre de choses sont immédiatement évidentes :

  1. Jésus était entièrement Dieu et avait tout le droit de demeurer Dieu.
  2. Il abandonna Son droit d’être Dieu.
  3. Il Se dépouilla Lui-même de tout ce qui accompagnait Sa divinité. C’était mettre de côté de façon totale tous Ses droits et privilèges.
  4. Il Se vida Lui-même de tout.
  5. Il ne retint rien. Il Se renia Lui-même.
  6. Il prit la forme d’un esclave.
  7. Il fut totalement obéissant aux exigences totales de la volonté de Dieu, même jusqu’à la mort, comme le plus grand criminel.

A travers cela, Il terrassa le diable.

En plus de cela, tout le long de Sa vie et de Son ministère, Il n’avait jamais recherché la popularité, mais plutôt la volonté de Dieu. Il n’avait jamais exercé Sa volonté indépendamment de la volonté de Dieu. Il dit : 

“Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son oeuvre.” (Jean 4 : 34).

”Je ne puis rien faire de moi-même: selon que j’entends, je juge ; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.”(Jean 5 : 30) 

“En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement.” (Jean 5 : 19).

Son engagement à la volonté du Père ne dépendait pas du fait que cette volonté était facile ou difficile ; du fait qu’elle conduisait à l’approbation ou au rejet. Il Se soumettait à cette volonté. Dans la nuit où Il fut trahi, alors que Pierre essayait de lutter pour Lui, Il dit à Pierre : 

“Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire?”(Jean 18 : 11), 

et dans l’agonie de Gethsémané, Il pria : 

“Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.” (Luc 22 : 42).

Une fois de plus, par cet engagement total à la volonté totale de Dieu, Il terrassa le diable.

Non seulement le Seigneur Jésus n’avait pas menti, mais Il était la Vérité elle-même. Il disait la vérité. Il vivait la vérité. Il ne fut trouvé en Lui aucun mensonge. Il ne fut trouvé en Lui aucune prétention, quelle qu’elle fût. Il ne trompa personne. Il ne donna à personne aucune fausse impression. Il plaçait les gens face à la pure réalité. Il ne retenait pas une partie de la vérité afin que de grandes foules Le suivent. Il avertissait plutôt les foules à propos de ce que cela leur coûterait si elles devaient Le suivre. Ainsi, sur le plan d’être la Vérité, de vivre la vérité et de dire la vérité, Il exposa le séducteur pour ce qu’il était et triompha de lui.

Même avant que Jésus ne confrontât la croix finale, il y avait déjà un lourd record d’actes et de vie qui était l’opposé-même de ce que le diable avait fait. Le Père L’approuva au moins à deux occasions. Lors de Son baptême dans le Jourdain, le Père était si émerveillé par l’obéissance du Fils qu’Il prononça ces paroles: 

“Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection.” (Matthieu 3 : 17) 

Et plus tard, lors de la transfiguration, le Père dit : 

Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je prends plaisir : écoutez-le !” (Matthieu 17 : 5).

Mais Jésus ne S’était pas arrêté là : Il était allé jusqu’à la croix. Il avait porté Sa propre croix sur le chemin jusqu’à l’endroit où, en soumission à la volonté de Dieu, Il Se laissa crucifier, et par là, devint obéissant jusqu’à la mort sur une croix.

Pendant qu’Il était là, pendu sur la croix, le combat avec le diable atteignait sa phase finale. Pendant que les gens se moquaient de Lui en disant : 

“Il a sauvé les autres qu’il se sauve lui-même, s’il est le Christ, l’élu de Dieu !” (Luc 23 : 35), 

Il supporta tout cela sans Se plaindre. Pendant qu’Il regardait ceux qui Le crucifiaient, au lieu de demander qu’ils reçoivent leur punition, Il pria plutôt pour qu’ils soient pardonnés. Pendant qu’Il regardait Sa mère qui était sur le point de perdre son fils, au lieu de penser à Sa propre agonie, Il S’occupa d’elle en lui demandant de partir avec le disciple Jean. Même quand le Père L’abandonna parce qu’Il portait sur Lui toute l’iniquité passée, présente et à venir, de toute l’humanité, Il continua à avancer avec détermination sur le chemin de l’abandon-propre, et de l’obéissance ; et quand Il eut pleinement satisfait le coeur de Dieu et Lui eut accordé la dernière parcelle d’obéissance requise, Il annonça triomphalement : “Tout est terminé”. Après cela, il n’était plus nécessaire pour Lui de vivre alors que l’oeuvre de Sa vie était accomplie. Il dit alors : 

“Père ! Je remets mon esprit entre tes mains” (Luc 23 : 46).

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