La nécessité de la formation (Z.T. Fomum)

La nécessité de la formation (Z.T. Fomum)
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Celui qui veut accomplir son but dans les plus brefs délais possibles et aussi efficacement que possible a besoin d’une formation. La formation permet à la personne de travailler avec ardeur.

Je vais prendre l’exemple du travail champêtre. Lorsque quelqu’un va travailler dans une plantation pour la première fois, il peut se couper l’herbe sur une surface réduite pendant six heures et rentrer chez lui avec beaucoup d’ampoules dans la main, ce qui l’empêchera de retourner au champ pendant un certain nombre de jours, jusqu’à ce qu’il soit guéri de ses ampoules. Cependant, un cultivateur expérimenté peut nettoyer une superficie dix fois supérieure à celle qui a été faite par le non-expérimenté, pour la même durée de temps, sans avoir d’ampoules. Il sera donc capable d’aller au champ chaque jour.

Chacun doit apprendre à travailler dur. Personne n’est naturellement laborieux. La personnalité doit être formée et disciplinée au travail laborieux. La meilleure formation est celle qui est acquise progressivement tout au long de sa vie.

La meilleure chose est qu’on doit entraîner un enfant à travailler dur. La Bible dit: “Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas.” (Proverbes 22:6). Des parents laborieux vont normalement entraîner leurs enfants à travailler dur, juste en leur donnant un exemple de travail dur. Personnellement, je n’ai jamais appris à travailler dur comme un processus conscient. J’ai été béni d’être né d’un père et d’une mère qui travaillaient dur.

Cependant, que la personne ait appris ou non à travailler dur dans son enfance, cela n’importe pas finalement. Celui qui est déterminé à accomplir son but apprendra lui-même à travailler dur. S’il est suffisamment anxieux d’accomplir son but, il paiera n’importe quel prix nécessaire. Il oeuvrera pour ôter de son chemin tout obstacle à n’importe quel prix. Ceci requiert la discipline. S’entraîner à travailler dur, c’est plus ou moins s’entraîner à la discipline.

La discipline, c’est se mettre délibérément sous contrôle, afin d’atteindre un résultat désiré. Celui qui veut accomplir un grand but se mettra progressivement sous discipline. Qu’est-ce que cela signifie en pratique ? Cela signifie que pour quelqu’un qui fait des études, lorsque le travail planifié pour une journée n’a pas été accompli et qu’il sent le sommeil venir, il ne cédera pas au sommeil. Il marchera plutôt tout autour de la salle, sortira pour prendre de l’air ou pour courir ou pour faire une quelque chose qui dissipera le sommeil. Après cela, il rentrera travailler et s’y accrochera, jusqu’à ce que le travail soit accompli. Il a ainsi commencé à entraîner son corps à dire “non” au sommeil. S’il continue de cette manière, il pourra réduire ses heures de sommeil de huit heures par nuit à sept heures par nuit, ensuite à six heures par nuit, et ensuite à cinq heures par nuit et enfin à quatre heures par nuit. Corrélativement, il sera en train d’accroître son temps de travail de douze heures par jour à treize heures par jour, à quatorze heures par jour, à quinze heures par jour, et même à seize heures par jour.

Nous disons à partir de l’expérience durement acquise que le corps n’est pas un ennemi, mais un serviteur qu’il faut former. Le corps peut être entraîné à fonctionner efficacement avec quatre heures et même deux heures de sommeil par nuit. J’ai une fois lu ce qu’on disait du Chef d’Etat d’un certain pays. On disait de lui qu’il était un “workaholic” (saoul de travail). Cet homme s’était discipliné lui-même à fonctionner efficacement avec deux heures de sommeil par nuit et il avait vécu ainsi pendant cinq ans depuis qu’il était devenu président.

L’histoire suivante te fera peut être comprendre ce que nous essayons de dire : “Mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté.” (Hébreux 12:10). Lorsque les disciplines de la vie sont reçues, elles servent à produire en nous la ressemblance à Christ. J’ai vu la démonstration de cela à un degré remarquable dans la vie de l’un des meilleurs saints choisis et cachés de Dieu. Ma visite dans la maison de Miss H.R. Higgen à Melbourne est inoubliable. Elle n’avait ni bras, ni jambes, car ces membres avaient été progressivement amputés pour arrêter une maladie des os. Elle nomma sa villa “Gladwish” (bon souhait) et pendant quarante-trois ans, elle n’avait jamais quitté sa chambre. Quand j’y entrai, ce ne fut pas pour voir un invalide déprimé, mais un chrétien radieux. Au lieu de se lamenter sur la dureté de son sort, elle se livra elle-même à la prière et au ministère spirituel. Tout au bout du moignon d’un bras était attaché solidement un stylo, pendant qu’à l’autre bout était aussi attaché une gomme. Avec ceux-ci, elle se débrouillait à manipuler une tablette et un casier à lettres à côté de son lit. Quand la calamité était survenue sur elle, au lieu de se révolter contre Dieu, elle accepta cela de Lui comme étant une discipline dans le but d’accélérer en elle la formation de Christ.

Elle maîtrisa l’art difficile d’écrire et développa un style d’écriture presque calligraphique. Ensuite, elle entama une correspondance qui fit le tour du globe. Des gens de partout dans le monde visitaient cette petite chambre, et personne ne s’en allait sans être impressionné par le triomphe de Christ qu’elle démontrait.

Son aide me montra des lettres provenant des gens qu’elle avait conduits ŕ Christ de partout dans le monde soit dans cette petite chambre, soit à travers sa correspondance. Littéralement, des centaines furent conduits à Christ à travers son radieux témoignage. Des circonstances qui auraient pu aussi bien l’écraser et la rendre amère, ne contribuèrent qu’à la rendre douce et plus à la ressemblance de son Maître. Elle démontra l’hymne de Cathérine Booth Clibborn :

“Transforme ton trouble en un trésor,

Change ta tristesse en un chant,

Alors le monde connaîtra la mesure

A laquelle tu appartiens à Christ.”

(Osward Smith dans “This I remember”).

L’apôtre Paul écrivit : “Tous ceux qui combattent s’imposent toute espèce d’abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne incorruptible. Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure ; je frappe, non pas comme battant l’air. Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres.” (1 Corinthiens 9:25-27).

Nous répétons que le corps est un serviteur farouche qui a besoin d’être dompté pour servir convenablement. Prenons le domaine de la nourriture. Il est bien connu que manger beaucoup et travailler laborieusement à la prière s’excluent mutuellement. La personne qui a décidé de travailler dur à l’école de la prière va se soumettre à la discipline de ne consommer que le minimum de nourriture qui lui permettra de fonctionner normalement. Nous savons qu’il y a des gens qui consomment trois ou quatre fois la quantité de nourriture que d’autres personnes de la même taille consomment. Ce n’est pas que certains organismes ont besoin de plus de nourriture que d’autres, mais que certains organismes ont été habitués à plus de nourriture que d’autres.

Dans l’entraînement à travailler dur, nul ne peut se dérober à l’endurance. Celui qui grandit dans la discipline grandit aussi dans l’endurance. Il y aura plusieurs appels à tout abandonner, mais celui qui endure continuera à avancer. Il y aura plusieurs obstacles, mais celui qui s’entraîne à vaincre continuera à presser de l’avant et continuera à forcer sa voie en ôtant les obstacles l’un après l’autre. Il est déterminé à ne se laisser décourager par aucun obstacle pour accomplir le but devant lui. Une fois confronté à un obstacle, il ne se demande pas : “Cet obstacle sera-t-il ôté ?” Mais plutôt : “Quelle est la voie la plus rapide pour ôter cet obstacle ?” Pour lui, l’obstacle doit être ôté à n’importe quel prix. La seule question est de savoir comment il doit être ôté. S’il faut prendre dix jours pour enlever l’obstacle, il travaillera ardemment pendant dix jours. Si dix semaines sont nécessaires, il travaillera pendant dix semaines. Une chose est sûre: l’obstacle doit être ôté et il travaillera ardemment jusqu’à ce qu’il le soit ôté.

Celui qui veut travailler avec ardeur va aussi s’entraîner à réfléchir correctement. Il connaît la puissance des pensées. Il divorcera en permanence avec toutes les pensées qui lui suggèrent qu’il y a du plaisir à être à l’aise et oisif. Il se fermera aux pensées qui suggèrent le repos alors que le travail n’est pas achevé et qu’il lui reste de l’énergie. Il se remplira lui-même des pensées du Dieu qui travaille dur et de la récompense qu’Il a réservée à ceux qui travaillent dur. La Bible dit : “Il faut que le laboureur travaille avant de reccueillir les fruits.” (2 Timothée 2:6). “Si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui.” (2 Timothée 2:12).

Ainsi donc, la personne qui veut réellement travailler dur disciplinera tout son corps.

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