Le Commencement d’un Ministère Distinct

Le Commencement d’un Ministère Distinct
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Tous les croyants doivent continuer à accomplir le ministère général de l’Eglise, ils doivent continuer à le faire de tout cœur, jusqu’à ce qu’ils reçoivent du Seigneur leurs ministères distincts. Une fois le ministère distinct reçu, il doit avoir la priorité sur toute autre chose. 

 Parfois, on doit commencer un ministère distinct dès qu’on le reçoit. D’autres fois, on aura besoin d’attendre encore, pour être davantage formé dans les Écoles de Dieu. Paul avait reçu un ministère distinct du Seigneur, mais il fallut qu’il passât trois ans avec Dieu dans l’École de Dieu en Arabie ; les disciples reçurent un ministère distinct, mais ils durent attendre d’être revêtus de la puissance d’en haut.

Quiconque reçoit un ministère distinct doit recevoir du Seigneur le moment où il devra le commencer.

 Un ministère distinct met toujours fin à plusieurs autres ambitions. Nous ne savons pas quelles étaient les ambitions de Moïse en tant que berger. Peut-être voulait-il multiplier par cent ses troupeaux et s’établir comme homme riche. Peut-être avait-il d’autres ambitions.

Quelles qu’elles fussent, une chose est claire: la rencontre avec Dieu et la réception du ministère distinct mirent fin à toutes les autres ambitions.

 Le jour où il reçut l’appel de Dieu, son ambition d’être un grand berger de troupeau mourut. Elle reçut un coup fatal. L’amour de l’argent, de la célébrité, etc., reçut un coup fatal et mourut. L’argent, la célébrité, etc., n’avaient plus aucune signification. Il vit Dieu et vit le ministère auquel il avait été appelé. Dès ce jour, seul Dieu comptait pour lui et seul ce ministère avait de l’importance. Il consacra tous ses efforts à connaître Dieu et à exercer ce ministère.

 L’engagement dans le ministère reçu fut total et complet. Il ne demanda pas au Seigneur ce que deviendraient ses troupeaux, comme Pierre, Jean et les autres, n’avaient pas demandé ce que deviendrait leur industrie de pêche. Il ne demanda pas de salaire. Il ne demanda pas ce qu’il adviendrait de sa famille. Tout ce qu’il savait, était que Dieu, le Seigneur de tout l’univers, S’était abaissé à l’appeler pour accomplir une tâche pour Lui, et que cet appel était le plus grand privilège et la plus grande responsabilité pour Lui.

 Comprends-tu ce que je suis en train de dire? Je dis que l’appel au ministère distinct met fin à tous les autres intérêts :

- intérêts professionnels,

- intérêts sociaux,

- intérêts académiques,

- intérêts spirituels,

- intérêts financiers, etc.

 Il met aussi fin à la prudence charnelle, à la sécurité mondaine et à toutes les autres garanties que procure l’homme. La personne voit Dieu, elle dit au revoir à toutes ces choses et elle se jette entièrement dans les bras de Dieu. C’est là le prix d’un ministère distinct et Dieu n’accordera pas de ministère distinct à ceux qui le mettront de côté pour poursuivre d’autres intérêts mondains chéris. Il ne le donnera pas à ceux qui essayeront de l’accomplir tout en essayant de gagner le monde. De telles personnes aux cœurs partagés sont inutiles pour Dieu. (Jacques 1 : 6-8). Moïse avait dit “au revoir” à Madian, à son beau-père, à ses richesses, etc. Ceci est absolument nécessaire. As-tu aussi fait de même?

 Les Limites d’un Ministère Personnel

 Dieu appelle souvent quelqu’un simplement pour faire une chose particulière. Il peut appeler quelqu’un à être évangéliste dans une tribu, une ville particulière, un village, une nation, un continent, ou bien Il peut appeler quelqu’un à être évangéliste dans le monde entier. Si Dieu appelle quelqu’un à être évangéliste, il doit rester dans le ministère de l’évangélisation. Il doit accomplir ce ministère. Il ne doit pas aussi essayer d’être pasteur, enseignant, prophète, apôtre, etc. Il doit rester dans le ministère auquel Dieu l’a appelé. Il pourrait y avoir des besoins dans d’autres parties du Corps de Christ, mais ce n’est pas de sa responsabilité. Il travaille suivant l’appel de Dieu et non suivant les besoins. S’il laisse le ministère auquel Dieu l’a appelé et essaie d’accomplir d’autres à cause de la pénurie d’ouvriers, il causera de grands dégâts. Il doit prier pour les ouvriers, mais doit rester dans l’appel du Seigneur. Il doit s’assurer qu’il ne porte pas de fardeaux que le Seigneur n’a pas posés sur lui. Il ne doit pas s’engager dans des controverses et querelles concernant le ministère des autres. La Bible dit: “Comme celui qui saisit un chien par les oreilles, ainsi est un passant qui s’irrite pour une querelle où il n’a que faire” (Proverbes 26 : 17). Le chien le mordra et il souffrira d’une blessure qu’il aurait pu éviter !

 Il ne s’agit pas seulement d’une souffrance inutile. Dieu ne nous a pas donné du temps et de l’énergie pour toutes choses. Tout moment passé à faire autre chose est du temps enlevé à notre appel. Les apôtres demeurèrent dans le ministère de la Parole et la prière. Ils laissèrent le reste aux autres. En essayant de tout faire, on met de la confusion dans l’œuvre de Dieu. Cet aspect est d’une telle importance que nous en parlerons en détail plus tard.

 Non seulement il est nécessaire que l’on s’attache à son ministère, mais aussi que l’on reste dans la sphère de son ministère. Une personne qui est appelée par le Seigneur à devenir évangéliste dans une ville, un village ou une tribu, etc., mais qui décide d’elle-même de devenir évangéliste dans plusieurs villes, villages ou tribus, etc., échouera et trahira complètement Dieu. Si Dieu appelle un homme à une tribu, cela signifie que Dieu a une œuvre dans cette tribu pour l’occuper jusqu’à la limite de ses capacités. Doit-il étendre de lui-même son ministère aux hommes vers lesquels Dieu ne l’a pas envoyé? Il fera beaucoup de mal:

1)     Il laissera ses propres gens sans leur donner les soins profonds que Dieu voulait qu’ils reçoivent à travers ce ministère.

2)     Il s’introduira dans un ministère que Dieu réserve à un autre à un moment différent, et y sèmera la confusion.

3)     Dans les deux endroits, les hommes souffriront, ainsi que tout le Royaume de Dieu.

4)     L’ennemi exploitera la situation pour son avantage.

 Cette extension au-delà des limites de Dieu est plus que tragique. D’autre part, quelqu’un peut être appelé au ministère d’évangélisation dans plusieurs villes, nations et continents. Doit-il décider de rester dans une ville ou une nation ou un continent? Il trahira grandement Dieu, et mettra de la confusion dans les plans de Dieu, et il laissera hors du Royaume beaucoup d’hommes qui auraient pu y entrer s’il avait été fidèle, selon l’étendue et la limitation de son ministère.

 Ainsi, Dieu peut appeler quelqu’un à un ministère d’évangéliste dans une région précise. Il devra s’assurer que c’est bien le ministère qu’il a réellement reçu du Seigneur et devra demeurer dans ce ministère et dans la sphère géographique où Dieu l’a appelé.

 Il y a une autre limitation. C’est celle du temps. Dieu peut appeler quelqu’un à un ministère particulier à un endroit particulier, pour une certaine durée de temps. Cela peut être un jour, un mois, une année ou bien dix ans ou cinquante ans. C’est quelque chose qui doit être reçu du Seigneur, sinon, il y aura de la confusion, car si Dieu appelle un homme à passer toute sa vie dans un seul endroit, et s’il se déplace à cause des difficultés pratiques, spirituelles, etc., il aura complètement déçu Dieu. D’autre part, si Dieu l’appelle pour un jour ou une année et qu’il décide d’y rester plus longtemps à cause des bénédictions que le Seigneur déverse ou parce que personne n’est disposé à continuer ce ministère, il causera beaucoup de mal au Seigneur et à Son Corps. Illustrons cela à partir des Saintes Ecritures:

 Philippe l’évangéliste était engagé dans la grande œuvre de Dieu en Samarie. Il y eut des conversions, des guérisons et des délivrances, et pour couronner le tout, les apôtres arrivèrent et le Saint-Esprit fut répandu sur ces gens. C’était merveilleux. Il ne pouvait y avoir de meilleur endroit que celui-là pour rester et continuer à exercer son ministère. Pour rendre plus nécessaire le besoin pour lui d’y rester, les convertis étaient jeunes et il n’y avait personne pour prendre soin d’eux. Du point de vue humain, il aurait dû rester là ! Cependant, en ce qui concernait Dieu, le ministère de Philippe en Samarie était terminé. Un ange du Seigneur lui dit : “Lève-toi, et va du côté du midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza” (Actes 8 : 26).

 Un ministère distinct était fini, un autre commençait. Sur la route de Gaza, Dieu lui envoya l’eunuque éthiopien. (Ceci était réellement un ministère distinct planifié dès la fondation du monde et tous les détails avaient été établis par Dieu). Il le conduisit au Seigneur, le baptisa dans l’eau, et pendant que l’Ethiopien s’en allait tout joyeux, on se serait attendu à ce que Dieu conduisît de nouveau Philippe vers ses biens-aimés Samaritains. Cela aurait été naturel et humain, mais Dieu n’a pas agi de cette manière-là. Lorsque l’Ethiopien et Philippe sortirent de l’eau, l’Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l’eunuque ne le vit plus...  Philippe se trouva dans Azot, d’où il alla jusqu’à Césarée, en évangélisant toutes les villes par lesquelles il passait. (Actes 8 : 39-40) Le Seigneur permit qu’il demeurât à Césarée et là, il établit une base pour un ministère plus étendu d’évangéliste (Actes 21 : 8).

 Philippe avait accompli ces ministères. Son ministère était celui d’un évangéliste. Il se déplaçait avec le Saint-Esprit. Quand Il lui disait : “Lève-toi, va...” (Actes 8 : 26), “il se leva, et partit” (Actes 8 : 27). En recevant des instructions claires et en obéissant à celles-ci, il resta au centre de la volonté de Dieu et accomplit son ministère. Il ne porta pas sur lui le fardeau des églises. Il laissa ce soin aux apôtres.

 Paul était en train de passer par un dur moment à Corinthe. Les Juifs s’opposèrent à lui et conspirèrent contre lui. Il voulut quitter la ville, mais le Seigneur lui dit : “Ne crains point, mais parle et ne te tais point, car je suis avec toi, et personne ne mettra la main sur toi pour te faire du mal : parle, car j’ai un peuple nombreux dans cette ville” (Actes 18 : 9-10). Il obéit et y demeura encore un an et six mois.

 Ainsi, nous voyons que le ministère distinct poussait les hommes à se déplacer ou à rester sur place. Le temps variait :

-       Ils ne se déplaçaient pas selon la situation financière.

-       Ils ne se déplaçaient pas selon la situation politique.

-       Ils ne se déplaçaient pas selon ce que leur imposait leur situation familiale.

-       Leur déplacement n’était pas dirigé par le rejet ou l’acceptation de l’Evangile.

-       Ils n’étaient pas dirigés par la présence ou l’absence des foules.

 Ils écoutaient le Saint-Esprit et Lui obéissaient, et ainsi, restaient dans les limites de leur ministère.

C’était le Saint-Esprit, et Lui seul, qui décidait :

  1. du type de ministère,
  2. de la place du ministère,
  3. du temps du ministère,
  4. de la fin du ministère.

 Personne ne doit permettre à son cœur de s’accrocher à quoi que ce soit, pas même à un certain ministère. Personne ne doit se laisser attacher quelque part. Personne ne doit fixer son cœur à une personne quelconque. Tous les cœurs doivent être attachés à Jésus et à Lui seul. Le type de ministère et tout ce qui le concerne doivent être décidés par le Saint-Esprit. C’est Lui le Directeur de l’Entreprise Missionnaire de Dieu. C’est Lui qui sélectionne ceux qui exercent les différents ministères. C’est Lui qui décide des limites de leur ministère et détermine sa durée dans le temps. Tous ceux qui sont sérieux Lui obéissent.

 L’achèvement du Ministère Distinct

 Le ministère distinct que Dieu accorde à quiconque doit débuter à un moment précis. Il y a un jour où ce ministère commencera effectivement et un autre jour où il s’achèvera.

 Il y eut un jour où le Seigneur commença Son ministère public. Beaucoup de choses s’étaient passées dans les coulisses en préparation, mais un jour, Il commença le ministère. Il y travailla, et un jour, Il dit à Son père : “Tout est accompli.”

 Dieu veut que toute personne à qui Il a donné un ministère distinct puisse l’achever. Nous avons déjà mentionné l’histoire de la femme dont le ministère distinct de cinq années de prière toutes les nuits de vendredi fut achevé, et elle le sut. Paul avait aussi reçu un ministère et il voulait qu’il fût achevé. Il dit : “Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu” (Actes 20 : 24). Il avait accompli sa course et fini son ministère. Avant de mourir (et non sur son lit de mort), il dit : “Car pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche. J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi” (2 Timothée 4 : 6-7). Les autres pourront continuer à faire l’œuvre de Dieu, mais ce ministère distinct qui avait été confié à Paul fut achevé. Il fut accompli.

 Personne ne pouvait le continuer. Il n’y avait rien d’autre qu’on pouvait continuer. Les autres continueraient selon ce qu’ils avaient reçu du Seigneur, mais la part de Paul était finie. Paul fut capable de terminer sa course et son ministère. Il aurait pu mourir sans l’avoir achevé, mais gloire à Dieu ! Il l’acheva.

 Ainsi, Dieu donne aux hommes des ministères distincts. Il détermine les méthodes à utiliser. Il établit les limites du ministère. Les croyants doivent recevoir des ministères distincts du Seigneur. Ils doivent recevoir et utiliser les méthodes de Dieu pour l’accomplissement du ministère. Ils doivent mettre tout d’eux-mêmes et tout ce qu’ils ont dans le ministère. Ils doivent achever leur ministère. Gloire soit au Seigneur du ministère ! Amen !

 


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